Alorsqu'il poursuit des Ă©tudes d'archĂ©ologie, Fabien Lacaf se tourne vers la bande dessinĂ©e en 1980, publiant des sĂ©ries dans Charlie Mensuel et MĂ©tal hurlant, travaillant avec des scĂ©naristes tels que Patrick Cothias ou Serge Le Tendre. Dessinateur rĂ©aliste, son inspiration est diverse allant de la science-fiction (Les Robinsons de l'Aquarius), au policier (Macadam), en passant Lacrise du Covid-19 nous a rappelĂ©s que la science-fiction avait imaginĂ© les pandĂ©mies. Autant ĂȘtre prĂ©venu de ce qui va nous arriver ! Les 288 pages du nouveau MĂ©tal Hurlant proposent un quart d’histoires courtes en BD, le reste d’articles et d'interviews dont celles d'Enki Bilal et d'Alain Damasio et l'ambition de "dĂ©caler un tout petit peu le monde tel qu'il est Ila Ă©tĂ© choisi au 2e tour de scrutin. "Les autrices et les auteurs consacrent ainsi par leur vote un auteur dont l’univers onirique, tournĂ© notamment vers Avantque le CorĂ©en Bong Joon-Ho ne l'adapte au cinĂ©ma sous le nom “Snowpiercer” , “Le Transperceneige”, BD de SF culte des annĂ©es BandedessinĂ©e Ă©rotique : Les 10 incontournables de l’annĂ©e 2021. CachĂ©e aux yeux des profanes, la rubrique "X" d'ActuaBD continue de chroniquer chaque dimanche les diffĂ©rentes sorties BD Ă©rotiques parues pour continuer d'informer les milliers de lecteurs fidĂšles au rendez-vous. Vay Tiền Nhanh Ggads. SERIE Professeur Infini DESSINATEURS SCENARISTES EDITEURS COLLECTION PRIX 16 € DATE DE SORTIE 05/06/2015 EAN 2070655016 Achat Brillant scientifique, le Professeur Infini a vu sa carriĂšre basculer le jour oĂč l’une de ses expĂ©riences sur les univers parallĂšles a malencontreusement tournĂ© Ă  la catastrophe, le transformant en petit homme bleu et perturbant par la mĂȘme occasion l’équilibre des univers ! Depuis cet instant, il dĂ©ploie toute son Ă©nergie, et son savoir, pour tenter de rĂ©parer les dĂ©gĂąts. Pour retrouver son apparence initiale, il lui faut recrĂ©er un passage vers la dimension qu’il a endommagĂ©e. À cette fin, le Professeur Infini s’est entourĂ© d’une Ă©quipe de choc composĂ©e de compagnons assez curieux, Olrik, Miss Ward, Iva ou encore Miles, tous dotĂ©s de pouvoirs Ă©tonnants. Pour cette bande d’aventuriers, tout va subitement se bousculer et s’accĂ©lĂ©rer avec la dĂ©couverte d’une humanoĂŻde Ă  la peau bleue ! Sera-t-elle la clĂ© de tous les problĂšmes du Professeur Infini, ou au contraire le catalyseur de ses soucis ? La collection Bayou, que les Ă©ditions Gallimard et Joann Sfar chouchoutent depuis une dizaine d’annĂ©es maintenant, accueille cet Ă©tĂ© deux petits nouveaux dans leurs rangs en la personne du Professeur Infini et de Marc Lataste son crĂ©ateur, qui publie ici son tout premier album BD au format papier. Rapidement, on perçoit chez cet auteur, qui en parallĂšle s’intĂ©resse depuis longtemps aux webcomics et Ă  la BD numĂ©rique, de multiples influences issues du monde de la BD, de l’animation et des jeux vidĂ©o des annĂ©es 80 et 90. Les jeunes quarantenaires qui ont grandi dans ces univers retrouveront avec plaisir de nombreux clins d’oeil sympathiques. Mais cette aventure oĂč la science-fiction prĂ©domine s’adresse Ă©galement aux jeunes lecteurs qui n’auront pas de mal Ă  adhĂ©rer au scĂ©nario parfaitement huilĂ© qui leur est proposĂ©. De l’action, du mystĂšre, un voile de sentiments, des pĂ©ripĂ©ties et des rebondissements, tout cela s’articule et prend forme avec beaucoup de fluiditĂ© tout au long des 96 pages bien rythmĂ©es de cet album. CĂŽtĂ© dessin, tout est aussi simple et efficace, un trait assurĂ©, un traitement des couleurs percutant et des personnages attachants. Toutes les influences sont parfaitement maĂźtrisĂ©es et ne plombent pas, loin de lĂ , la dynamique créée ! Ce premier tome ouvre pas mal de pistes pour la suite et on espĂšre que Marc Lataste aura l’occasion d’approfondir son univers avec une suite Ă  la hauteur de ce premier essai, transformĂ© haut la main ! Le dessinateur croate Igor Kordey est un vĂ©ritable boulimique qui compte Ă  son actif plus de 10 albums en deux ans !BRUXELLES Taras Boulba. Le nom de ce hĂ©ros du roman Ă©ponyme de Nicolas Gogol claque dans les plaines d'Ukraine comme un coup de tonnerre et fait vibrer l'Ăąme slave tout entiĂšre. Quoi de plus naturel donc que de confier l'adaptation de cette Ă©popĂ©e Ă  un artiste symbolisant Ă  lui seul l'Ăąme slave au sens littĂ©raire du terme. C'est ce qu'a fait Jean-David Morvan, directeur de la collection ex-libris de Delcourt, la collection qui ambitionne d'adapter en bande dessinĂ©e les grands romans ne dites surtout pas classiques ! de la littĂ©rature. Le scĂ©nariste s'est tournĂ© spontanĂ©ment et naturellement vers Igor nom ne vous dit peut-ĂȘtre rien; pourtant le dessinateur croate a dĂ©jĂ  une carriĂšre longue de trente annĂ©es derriĂšre lui. Une carriĂšre riche commencĂ©e dans une ex-Yougoslavie qui Ă©tait plus ouverte qu'on ne le pense. "J'ai dĂ©couvert la bande dessinĂ©e Ă  l'Ăąge de 5 ou 6 ans dans un magazine pour la jeunesse qui Ă©tait publiĂ© dans mon pays. J'y ai notamment dĂ©couvert prince Vaillant et j'Ă©tais fascinĂ© par le rĂ©alisme de ces dessins", se souvient Igor Kordey qui a trĂšs tĂŽt su que le dessin Ă©tait sa voie. "J'ai une carriĂšre de 30 ans mais quand je dis ça, je considĂšre les annĂ©es oĂč la bande dessinĂ©e m'a permis de vivre par moi-mĂȘme et de quitter mes parents. Sinon, je dessine depuis toujours."Dans son pays, Kordey est une vĂ©ritable sommitĂ©. Il reçoit de nombreux prix, travaille pour des magazines de jeunes et est mĂȘme un artiste reconnu par l'État avant la guerre. Dans les annĂ©es 80, il est repĂ©rĂ© par Les HumanoĂŻdes associĂ©s, il signe Ă©galement un album chez Dargaud avant de cĂ©der Ă  l'appel des sirĂšnes de l'oncle Sam. Igor Kordey quitte sa Croatie natale pour s'installer au Canada et faire les beaux jours de l'industrie des comics. C'est la guerre dans son pays. "Pour moi, c'Ă©tait vraiment un rĂȘve. Je quittais mon pays en guerre et, aprĂšs avoir travaillĂ© dans la BD française, je me lançais dans le comics. C'Ă©tait formidable." À son actif, Kordey compte notamment des X-Men, des Star Trek et autres Daredevil pour les sĂ©ries les plus connues."C'est une maniĂšre tout Ă  fait diffĂ©rente de travailler. Aux États-Unis, ce qui compte, c'est de produire. Il faut faire 22 pages par mois." RĂ©sultat aujourd'hui revenu en Europe, Kordey est un dessinateur plus que prolixe. Chez Delcourt, il a rĂ©alisĂ© la prouesse de sortir 10 albums en 2 ans ! Un vĂ©ritable exploit qui ferait saliver d'envie beaucoup de ses collĂšgues. "Oui c'est vrai que je peux dessiner vite et beaucoup. C'est sans aucun doute liĂ© Ă  mon expĂ©rience amĂ©ricaine mais pas seulement. Les dessinateurs en Europe ont tendance Ă  se focaliser sur le dĂ©cor au dĂ©triment de l'action. Je ne dis pas que c'est mauvais, mais moi je prĂ©fĂšre l'action et je ne m'occupe que trĂšs peu de ce qu'il y a autour. Par ailleurs, je me documente trĂšs peu. Pour les bĂątiments, les armes, ce genre de choses, oui. Mais pour le reste, je laisse travailler mon imagination. Ça va plus vite." Et le rĂ©sultat est trĂšs vif, trĂšs nerveux. Le trait de Kordey peut s'adapter Ă  tous les styles d'histoire, de l'historique Ă  la science-fiction. C'est vĂ©ritablement Ă©tonnant."Et puis, il faut aussi ĂȘtre rĂ©aliste. Le coĂ»t de la vie augmente partout et le prix des pages chez les Ă©diteurs n'a pas beaucoup bougĂ© en 20 ans. Quand on a une famille Ă  nourrir, il faut multiplier les pages", sourit Kordey qui avoue travailler 10 Ă  12 heures par jour et ne prendre jamais de congĂ©s. "Mais ce n'est pas grave. Au plus je travaille, meilleur je deviens."Et pour Delcourt, Kordey produit Ă  n'en plus finir. Empire et L'histoire secrĂšte avec PĂ©cau, Le coeur des batailles avec Morvan et VoulyzĂ© et aujourd'hui l'adaptation de Taras Boulba cosignĂ©e par le mĂȘme trio. "Quand Jean-David m'a fait cette suggestion, j'ai dit oui tout de suite. Je suis un grand fan de Taras Boulba dont j'avais lu une excellente traduction. Il y a quelques annĂ©es, j'avais vu le film avec Yul Brynner et Tony Curtis, c'Ă©tait horrible et je me suis dit que si un jour j'avais l'occasion, je ferais mieux."Le dĂ©fi est assurĂ©ment rĂ©ussi. On retrouve dans les planches de Kordey l'Ăąme slave des terribles cavaliers cosaques. "Je suis slave moi-mĂȘme. J'ai ce feeling avec l'histoire. L'Ăąme slave, c'est une maniĂšre de voir les choses, un Ă©tat d'esprit, un art de vivre qui comprend un fort sens de l'honneur et de la fĂȘte. Pour nous comme pour les MĂ©diterranĂ©ens, la vie est une fĂȘte. Plus on va vers le Nord, plus c'est froid..." Mais plus que slave, le dessinateur a un physique Ă  la Taras Boulba, le personnage semble vĂ©ritablement l'habiter. "Taras est un personnage trĂšs fort et j'ai sans doute un peu de lui en moi, mais il me fait surtout penser Ă  mon pĂšre."Comme le personnage de Gogol qui devient un peu le sien sous son crayon, Kordey a l'Ăąme d'un combattant qui veut s'imposer sur le marchĂ© franco-belge comme il l'a fait aux États-Unis. Avec des albums de cette qualitĂ©, nul doute que la renommĂ©e ne devrait pas tarder. Lire ce Taras Boulba, c'est goĂ»ter le plaisir de galoper dans les plaines sauvages, sentir la crainte qu'inspiraient les Cosaques, frĂ©mir de leur cruelle violence. Pour arriver Ă  ce rĂ©sultat, on ne peut pas oublier de souligner le merveilleux travail d'un jeune coloriste. "Peng est un jeune Chinois qui a Ă  peine 19 ou 20 ans. C'est Jean-David qui nous a mis en contact. C'est un vrai gĂ©nie. Je n'ai quasiment rien eu besoin de lui dire et voilĂ  ce que ça a donnĂ©." Une formidable adaptation d'un roman trop KaibeckMorvan-VoulzyĂ©-Kordey Taras Boulba, t. 1/3, coll. ex-libris, Éd. Delcourt. Recueil d'histoires courtes ayant plus ou moins pour theme l'amour et l'apprĂ©hension du corps. Ecole SupĂ©rieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Les annĂ©es A SUIVRE Les annĂ©es MĂ©tal Hurlant Les terres creuses Schuiten Une histoire de familleLes Terres Creuses sous ce titre gĂ©nĂ©rique, Luc et François Schuiten explorent en trois volumes des mondes fantastiques tour Ă  tour oniriques, effrayants ou poĂ©tiques – et d’une altĂ©ritĂ© souvent plus radicale que les CitĂ©s Obscures. Un imaginaire rutilant et souvent grandiose, une rĂ©fĂ©rence de la bande dessinĂ©e de science-fiction. Carapaces, ce sont cinq histoires et autant de mondes extraordinaires Ă  dĂ©couvrir, avec pour fil rouge l’odyssĂ©e mystĂ©rieuse des fanelles, ces fabuleuses crĂ©atures ailĂ©es seules capables, dans tout l’univers, de se matĂ©rialiser d’un monde Ă  un autre. Les histoires courtes de Luc et François Schuiten rassemblĂ©es dans Carapaces ont Ă©tĂ© initialement publiĂ©es Ă  la charniĂšre des annĂ©es 70 et 80 dans les revues MĂ©tal Hurlant et À Suivre, et ont inaugurĂ© le cycle des Terres Creuses. Texte Editeur. ScĂ©naristes Schuiten François - Schuiten Luc Dessinateurs Schuiten François - Schuiten Luc Coloriste Schuiten François Editeur Casterman Genre / Public / Type Science-Fiction / Ados - Adultes / BD Date de parution Octobre 1980 Statut histoire Histoires courtes Les terres creuses - tome 1 1 tome paru © Casterman 1980 Les avis Block Buster Album BD de la SĂ©rie Block Buster Titre Block Buster Paru le 23 Novembre 2005 Dessin Philippe Buchet ScĂ©nario Philippe Buchet Genre Art-illustration Public Ados-Adultes Editeur DELCOURT Collection SERIE B EAN 9782847899498Prix public 25,50 € Cet article est indisponible ou Ă©puisĂ© chez l'Ă©diteur,absent de cette librairie, mais encore en stock dans d'autres sur "Sauf ici" pour connaĂźtre ces librairies. This article is unavailable or sold out at the publisher,not in this library, but still in stock in other "But here" to know these libraries. Ce qu'en dit l'Ă©diteur Dessinateur de BD, illustrateur, ... Suite ... MalgrĂ© une couverture dĂ©voilant de rutilants bolides et la prĂ©face d’un pilote de Formule 1, Speedway » n’est pas une sĂ©rie sur des courses automobiles du futur. Son scĂ©nariste Laurent-FrĂ©dĂ©ric BollĂ©e l’a d’abord conçu comme une histoire de science-fiction comme le prouve la seconde intrigue basĂ©e sur la dĂ©couverte d’une planĂšte bien mystĂ©rieuse. Pourquoi avoir introduit une seconde intrigue qui explore un tout autre univers que la course automobile ? Laurent-FrĂ©dĂ©ric BollĂ©e. Parce que je ne voulais pas d’une histoire uniquement basĂ©e sur le sport auto ! D’ailleurs, selon moi, Speedway » n’est pas un rĂ©cit de course automobile du futur, mais bien un rĂ©cit de science-fiction se dĂ©roulant dans le milieu des sports mĂ©caniques
 Nuance ! Est-ce aussi un moyen de se dĂ©marquer d’une sĂ©rie comme Michel Vaillant »? B. Ah ! Parlons de Michel Vaillant » en effet
 C’est Ă©videmment une BD Ă  la notoriĂ©tĂ© trĂšs forte, que j’ai moi-mĂȘme dĂ©vorĂ©e Ă©tant jeune. Elle continue actuellement sous les rĂȘnes de Philippe Graton, que je connais, et depuis quelques annĂ©es il a vraiment rĂ©ussi Ă  donner un nouveau souffle aux histoires avec des thĂšmes trĂšs contemporains. Je pense notamment au trĂšs bon OpĂ©ration Mirage », qui aborde le thĂšme des photos volĂ©es des nouveaux modĂšles des grands constructeurs. Tout ça pour dire que je souhaitais de toute façon me dĂ©marquer de la course automobile pure et dure et qu’étant naturellement amateur de science-fiction, j’ai rĂ©ussi Ă  mĂȘler les deux ! Ce n’était pas une question de faire mieux », mais bien de faire diffĂ©rent ». Les amateurs de courses automobiles ne risquent-ils pas d’ĂȘtre un peu frustrĂ©s dans ce premier tome, qui explore davantage les coulisses que la course en elle-mĂȘme ? B. Speedway est une histoire de science-fiction. Donc voilĂ  pourquoi le rĂ©cit est davantage tournĂ© vers une exploration spatiale que vers une course automobile. Et puis, franchement, parfois, les avants-courses sont plus intĂ©ressants que les courses en elles-mĂȘmes. Regardez cette intersaison que nous vivons en F1 Schumacher de retour, Alonso chez Ferrari, Button chez McLaren ! C’est trĂšs excitant ! Mais si ça se trouve, le premier GP va ĂȘtre ennuyeux Ă  mourir
 Est-ce compliquĂ© d’écrire le premier album d’une sĂ©rie futuriste oĂč vous devez prĂ©senter un nouvel univers, poser les bases d’une intrigue tout en intĂ©grant dĂ©jĂ  quelques rebondissements ? B. Non, c’est le mĂ©tier ! Et malgrĂ© le fait que deux rĂ©cits se superposent dans ce T1, je crois que l’histoire est assez linĂ©aire et qu’elle coule » assez bien toute seule
 C’est mĂȘme sans doute mon rĂ©cit le plus simple depuis que je fais de la BD ! Comment avez-vous imaginĂ© cette course gĂ©ante de Formule A ? Est-ce que vous avez essayĂ© d’ĂȘtre crĂ©dible ou au contraire de vous faire plaisir en inventant la course qui vous faisait rĂȘver ? B. J’ai voulu ĂȘtre crĂ©dible, en effet. PremiĂšre idĂ©e on a de nos jours des GP organisĂ©s par diffĂ©rents pays – eh bien on aura des circuits sur des planĂštes diffĂ©rentes ! À partir de lĂ , j’ai essayĂ© de continuer dans la foulĂ©e les GP durent deux heures maximum ? LĂ  ils pourront durer 40 jours ! On mĂ©langera donc l’esprit F1 et l’esprit rallye-raid, avec une sorte de super Dakar ! On dit Formule 1 ? On dira Formule A ! On parle de championnat du Monde ? On dira Championnat universel ! On parle de saison ? On dira olympiade ! Et ainsi de suite, notamment dans les performances des voitures et leurs tĂ©lĂ©mĂ©tries. Il y a un petit cĂŽtĂ© dĂ©lire » sans doute, mais peut-ĂȘtre pas tant que ça
 Et concernant le design des voitures ? Aviez-vous des idĂ©es que vous avez transmises Ă  Siro ? Est-ce que vous avez utilisĂ© des visuels de prototypes ? B. À partir du moment oĂč vous rĂ©ussissez Ă  intĂ©resser un dessinateur de renom Ă  votre histoire et que vous voyez son Ɠil pĂ©tiller Ă  l’idĂ©e de dessiner des bolides surpuissants du futur, le moins que l’on puisse faire est
 de ne pas intervenir ! Comme on peut honnĂȘtement tout imaginer pour une compĂ©tition se dĂ©roulant en 2659, j’ai laissĂ© Siro se lĂącher tout seul Ă  ce niveau-lĂ  ! Vous Ă©voquez un dopage acceptĂ© par la sociĂ©tĂ©. C’est aussi le futur ou une critique de la situation actuelle ? B. LĂ  encore, je me suis projetĂ© dans le futur un ĂȘtre normalement constituĂ© peut-il disputer une course de 40 jours avec des voitures dont la vitesse de pointe peut dĂ©passer les 600 km/h ? Sans doute pas. Donc le monde du sport, du spectacle parfois cela va ensemble, du marketing et de la communication souvent cela va ensemble a Ă©voluĂ© au point que la prĂ©paration » des pilotes est acceptĂ©e. Et ils n’ont Ă©videmment pas le choix. C’est un postulat scĂ©naristique qui m’a semblĂ© logique. Les champions seront des supers champions et tout le monde en est content. Dans mon histoire, c’est comme ça ! Maintenant, il n’y a pas spĂ©cialement de rĂ©fĂ©rence Ă  la notion de dopage actuelle, car je crois que personne ne connaĂźt vraiment l’étendue du dopage dans le sport et que de toute façon le sport automobile n’a pas besoin du dopage. Je parle lĂ  des pilotes, car comme l’avait dit un jour l’ancien prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration internationale de l’automobile Max Mosley le dopage existe en sport auto, c’est l’électronique dans les voitures ». Sous-entendu, si on veut tricher, mieux vaut charger en effet le vĂ©hicule que le conducteur
 Votre hĂ©ros fait peu de concessions au marketing ou Ă  la communication. Vous trouvez les pilotes actuels trop lisses ? B. Sans aucun doute. Chacun sa personnalitĂ© bien sĂ»r, mais leurs discours sont souvent trop formatĂ©s. Car il y a toujours moyen d’aller au-delĂ  de la simple Ă©vocation d’un chrono ou d’un fait survenu pendant une course. Prenons Kimi Raikkonen, champion du monde de F1 en 2007. VoilĂ  un pilote qui fait la bringue, qui est bon vivant, qui est un peu rebelle » et anticonformiste dans sa nature mais qui, dĂšs qu’un micro est posĂ© devant lui, marmonne j’espĂšre que j’aurai de bons rĂ©sultats »! C’est vraiment dommage. Et il n’est pas le seul. On ne peut que regretter des personnalitĂ©s comme Jackie Stewart, Mario Andretti, Ayrton Senna et Alain Prost qui sont les quatre plus grands orateurs et intelligences que le sport auto ait jamais connus. Propos recueillis par Emmanuel Lafrogne Speedway » par Spiro et Laurent-FrĂ©dĂ©ric BollĂ©e, Dargaud. 13,50 euros.

dessinateur de bd tourne vers la science fiction